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Malgré une attention croissante aux notions de (dé)confiance tant dans les études sur le journalisme que dans les études sur les conflits, le rôle de la suspicion et de la méfiance dans la dynamique de la couverture des conflits n'a pas encore été étudié. Cet article explore les divers aspects de la suspicion dans les perceptions des journalistes couvrant le conflit israélo-palestinien, s'appuyant sur vingt entretiens approfondis avec des journalistes et une approche interdisciplinaire pour la conceptualisation de la suspicion et de la (dé)confiance. Une analyse inductive-qualitative des narratives des journalistes a identifié trois aspects principaux : la suspicion des sources d'information, la suspicion des journalistes pairs, et la prise de conscience d'être sous suspicion. L'étude démontre qu'à toutes les étapes de la production d'actualités, les journalistes opèrent dans un contexte perpétuel de suspicion malgré l'obligation de générer de la confiance. Ce dilemme atteint son apogée dans des environnements hostiles, où les journalistes doivent faire confiance à leurs sources pour garantir leur sécurité physique tout en étant professionnellement tenus de suspecter épistémiquement l'information fournie par ces mêmes sources. Pris ensemble, les manifestations de suspicion identifiées dans cette étude fournissent un cadre analytique pour comprendre la (dé)confiance au sein du journalisme et pour étudier davantage les processus par lesquels ces manifestations peuvent contribuer à la confiance publique tant dans les médias que dans les parties au conflit.
Aharoni et al. (mar,) ont étudié cette question.
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