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Les Afro-Américains présentent des taux d'hypertension disproportionnellement plus élevés que tout autre groupe ethnique aux États-Unis. Les chercheurs ont postulé que l'association entre stress psychosocial et racisme pourrait aider à expliquer ces taux plus élevés chez les Afro-Américains, ainsi que la variabilité de la pression artérielle parmi eux. En utilisant un design quasi-expérimental, cette étude a examiné la relation entre le racisme perçu et les réponses de pression artérielle chez 39 femmes afro-américaines. Des mesures de pression artérielle ont été obtenues avant, pendant et après un défi en laboratoire où les participantes ont parlé de leurs opinions et sentiments personnels concernant les droits des animaux. Les perceptions du racisme, ainsi que les réponses psychologiques et d'adaptation au racisme, ont été évaluées via l'Échelle de Racisme Perçu. Les résultats ont révélé qu'en moyenne, les participantes percevaient le racisme 75,25 fois par an. Les déclarations racistes ont été perçues le plus souvent, et s'exprimer était la réponse d'adaptation la plus fréquemment rapportée. La grande majorité des participantes (76,47%) ont utilisé des réponses d'adaptation actives et passives pour faire face au racisme. Parmi les réponses psychologiques au racisme, l'intensité de la réponse émotionnelle était la plus grande pour la colère. Les analyses de régression multivariée ont indiqué que le racisme perçu était significativement et positivement lié aux changements de pression artérielle diastolique pendant la période de discours (p = .01), la récupération précoce (p < .003) et la récupération tardive (p = .01). Les facteurs de confusion potentiels n'ont pas atténué ces effets. Les résultats soulignent l'importance de délimiter le rôle de défis comportementaux plus réels dans les futures recherches explorant la variabilité de la pression artérielle et le risque d'hypertension chez les Afro-Américains.
Rodney Clark (Fri,) a étudié cette question.