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CONTEXTE : Environ 11 % des écoliers sont victimes d'intimidation de manière régulière. Il a été soutenu que l'exposition continue au stress est liée au développement de symptômes psychotiques. La présente étude vise à examiner si être victime d'intimidation durant l'enfance est lié au développement de symptômes psychotiques. MÉTHODE : Une recherche a été effectuée sur PubMed, PsycINFO et EMBASE. Les listes de références des articles inclus ont été examinées pour identifier d'autres articles éligibles. Une méta-analyse a été réalisée sur un sous-groupe d'études. RÉSULTATS : Nous avons trouvé quatre études cliniques et 10 études de population générale qui répondaient aux critères d'inclusion. Les résultats des études cliniques étaient mitigés. Cependant, les résultats des études non cliniques ont fourni des preuves plus cohérentes que l'intimidation à l'école est liée au développement de symptômes psychotiques non cliniques. Des associations plus fortes ont été trouvées avec une fréquence et une sévérité accrues ainsi qu'une durée plus longue de l'intimidation. Nous avons effectué une méta-analyse sur sept études basées sur la population, aboutissant à des rapports de cotes (OR) non ajustés et ajustés de 2,7 (IC à 95 % 2,1-3,6) et 2,3 (IC à 95 % 1,5-3,4) respectivement. CONCLUSIONS : Bien qu'il existe certaines preuves d'une association entre l'intimidation et la psychose dans des échantillons cliniques, la recherche est trop rare pour tirer des conclusions fermes. Cependant, les études non cliniques basées sur la population soutiennent le rôle de l'intimidation dans le développement de symptômes psychotiques plus tard dans la vie. Ces résultats sont cohérents avec les constatations d'un risque accru de symptômes psychotiques chez ceux exposés à d'autres types de maltraitance.
Dam et al. (Ven,) ont étudié cette question.