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CONTEXTE : L'objectif de cette étude était de décrire l'expérience des femmes infectées par le VIH, enceintes et non enceintes, concernant la fertilité et l'accouchement, dans le but d'informer les politiques et les pratiques pour améliorer les résultats reproductifs. MÉTHODES : Une enquête transversale a collecté des informations sur les caractéristiques sociodémographiques et reproductives de base des femmes infectées par le VIH en Europe. Un total de 403 femmes ont participé ; 121 étaient enceintes. RÉSULTATS : L'âge médian était de 29 ans et 84 % (228) des femmes étaient nées en Europe. Au total, 68 % (275 sur 403) avaient été enceintes à un moment donné. Au moment de l'enquête, 59 % (n = 160) des femmes n'avaient aucun symptôme de VIH ; les symptômes sévères étaient plus fréquents chez les répondantes non enceintes que chez les enceintes (36 % (65 sur 181) contre 5 % (4 sur 88)). Parmi les femmes, 80 % rapportaient être dans une relation stable ; 39 % (74 sur 190) ont déclaré qu'elles avaient été infectées par leur partenaire actuel et, dans l'ensemble, les infections hétérosexuelles étaient rapportées comme le mode d'acquisition dans 55 % (190 sur 344). Le bien-être maternel, l'absence de naissance vivante antérieure et le fait d'avoir un partenaire non infecté étaient fortement associés à la probabilité d'être enceinte. Pour évaluer les problèmes liés à la fertilité, les femmes enceintes et non enceintes ont été considérées séparément. Dans l'ensemble, 46 % des femmes enceintes ont rapporté ne pas utiliser de préservatifs pour se protéger contre l'infection pendant la grossesse. Parmi les 60 femmes enceintes qui ont planifié leurs grossesses, 10 ont signalé la nécessité d'une assistance à la conception : cinq ont suivi leur période d'ovulation et cinq sont devenues enceintes par fécondation in vitro. Parmi 34 femmes non enceintes qui essaient actuellement d'avoir un bébé, 15 (44 %) ont essayé pendant plus de 18 mois. Au total, 25 (27 %) des 94 femmes qui prévoyaient de tomber enceintes avaient besoin de soins reproductifs. CONCLUSIONS : Nos résultats suggèrent qu'actuellement, la connaissance de l'infection par le VIH n'influence ni le désir d'enfants ni les décisions concernant la grossesse chez les femmes infectées par le VIH vivant en Europe.
Fiore et al. (Fri,) ont étudié cette question.