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CONTEXT : Les individus avec une position socioéconomique (PSE) basse subissent un préjudice attribuable à l'alcool de manière disproportionnée par rapport aux individus avec une PSE élevée, malgré une consommation d'alcool similaire ou inférieure (c'est-à-dire, le paradoxe du préjudice alcoolique). Nous avons examiné les effets indépendants et conjugués spécifiques au sexe/genre de l'éducation et de la consommation excessive d'alcool ou du volume de consommation d'alcool sur 100 % des hospitalisations ou décès attribuables à l'alcool. MÉTHODES : Nous avons réalisé une étude de cohorte parmi 199 125 consommateurs d'alcool actuels et anciens âgés de 15 à 64 ans issus des enquêtes canadiennes sur la santé communautaire représentatives de la population (2000-2008) liées aux dossiers d'hospitalisation et de mortalité jusqu'en 2017. Nous avons estimé les associations spécifiques au sexe/genre entre l'éducation et la consommation excessive d'alcool ou le volume de consommation d'alcool et les hospitalisations ou décès attribuables à 100 % à l'alcool incident en utilisant des modèles de risque compétitif à plusieurs variables de Fine et Gray, en évaluant les interactions additives à l'aide de l'Indice de Synergie (S). RÉSULTATS : Dans l'ensemble, la prévalence de la consommation excessive d'alcool et le volume de consommation d'alcool étaient similaires ou inférieurs chez les individus ayant une éducation inférieure par rapport à ceux ayant une éducation supérieure. Des niveaux d'éducation inférieurs par rapport à un diplôme de baccalauréat ou supérieur étaient associés à une augmentation des hospitalisations ou décès attribuables à 100 % à l'alcool, par exemple, moins que le lycée, hommes : rapport de risque (RR) = 2,78 ; IC à 95 % = 2,17, 3,56 ; femmes : RR = 2,98 ; IC à 95 % = 2,00, 4,44. Nous avons trouvé des effets conjugués superadditifs entre une éducation faible et la consommation excessive d'alcool (hommes : S = 1,22 ; IC à 95 % = 1,14, 1,30 ; femmes : S = 1,34 ; IC à 95 % = 0,88, 2,04) et une faible éducation et un volume de consommation d'alcool plus élevé (par exemple, volume excessif, hommes : S = 1,30 ; IC à 95 % = 1,05, 1,62 ; femmes : S = 1,41 ; IC à 95 % = 0,77, 2,58), avec des inégalités plus grandes chez les femmes que chez les hommes avec une consommation d'alcool similaire. CONCLUSIONS : Notre étude est cohérente avec l'hypothèse selon laquelle une vulnérabilité accrue à la consommation d'alcool chez les individus ayant une éducation inférieure explique en partie le paradoxe du préjudice alcoolique au Canada.
Smith et al. (mercredi) ont étudié cette question.
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