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Nous nous sommes demandé si la maladie résiduelle minimale (MRD) déterminée par les niveaux de transcrits RUNX1/RUNX1T1 pouvait identifier les patients atteints de leucémie myéloïde aiguë t(8;21) (q22;q22) ayant reçu une transplantation de cellules souches hématopoïétiques allogéniques (HSCT), qui sont à haut risque de rechute, ainsi que l'impact des mutations c-KIT. Quatre-vingt-douze patients adultes consécutifs t(8;21) ayant reçu une HSCT en rémission complète ont été inclus. L'état de la MRD à 1, 2 et 3 mois après la HSCT a permis d'identifier les patients en rechute (P5.05, P < .001, P5.0001, respectivement). L'incidence cumulative à 2 ans de la rechute (CIR) et de la survie sans leucémie (LFS) était de 32 % contre 9 % (P 5 .01) et 55 % contre 70 % (P 5 .12) pour les patients avec et sans mutations c-KIT, respectivement. Dans l'analyse multivariée, la MRD au cours des 3 premiers mois après la HSCT, plutôt que les mutations c-KIT, était un facteur indépendant pour la CIR (P5.001) et la LFS (P5.001). En outre, 17 patients ont reçu une perfusion de lymphocytes du donneur (DLI) comme thérapie interventionnelle pour la MRD, et la CIR et la LFS à 2 ans pour les patients avec ou sans DLI étaient de 24 % contre 87 % (P5.001) et 64 % contre 0 % (P < .001), respectivement. En conclusion, la surveillance de la MRD tôt après la transplantation permet une identification rapide des patients t(8;21) à haut risque de rechute et était plus prédictive du risque de rechute que les mutations c-KIT.
Wang et al. (Fri,) ont étudié cette question.