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CONTEXTE : L'incidence du cancer du col de l'utérus en Afrique de l'Ouest est parmi les plus élevées au monde. MÉTHODES : Pour étudier l'infection par le virus du papillome humain (VPH) en Guinée, nous avons obtenu des échantillons cervicaux de 831 femmes âgées de 18 à 64 ans issues de la population générale de la capitale Conakry et de 77 cancers invasifs du col de l'utérus (ICC) diagnostiqués localement. Le virus du papillome humain a été détecté à l'aide d'un test PCR basé sur GP5+/6+. RÉSULTATS : Parmi la population générale, la prévalence des anomalies cervicales était de 2,6 % par inspection visuelle et de 9,5 % par cytologie en milieu liquide. Quatorze des 15 lésions intraépithéliales squameuses de haut grade étaient négatives à l'inspection visuelle. La prévalence du VPH était de 50,8 % (32,1 % pour les types à haut risque) et relativement constante dans tous les groupes d'âge. Être célibataire ou déclarer > ou = 3 partenaires sexuels était significativement associé à une positivité au VPH. Le VPH16 était le type le plus courant, tant dans la population générale (7,3 %) que, notamment, dans l'ICC (48,6 %). Le VPH45 (18,6 %) et le VPH18 (14,3 %), les types les plus courants suivants dans l'ICC, étaient également plus fréquents dans l'ICC que chez les femmes positives au VPH ayant une cytologie normale provenant de la population générale. CONCLUSION : Le lourd fardeau de l'infection par le VPH et des lésions cervicales graves chez les femmes guinéennes appelle à de nouvelles interventions efficaces. Soixante-trois pour cent des cancers du col de l'utérus sont théoriquement évitables par les vaccins VPH16/18 en Guinée ; peut-être plus si une certaine protection croisée existe avec le VPH45.
Keita et al. (Mar,) ont étudié cette question.
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