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La gestion des risques d'inondation urbaine doit aller au-delà des hypothèses de conception stationnaires et des stratégies d'atténuation isolées pour aborder les effets combinés du changement climatique et du changement d'affectation des terres/couverture terrestre (LULCC). Cette étude applique un cadre de gestion des risques intégré à un bassin urbain sujet aux inondations, intégrant explicitement des projections de précipitations non stationnaires et des scénarios socio-économiques dérivés de l'Évaluation des Écosystèmes du Millénaire. Deux voies de développement ont été évaluées : un scénario vert intégrant des Solutions basées sur la nature (NbS), et un scénario gris s'appuyant principalement sur des bassins de retenue structurels sous urbanisation intensifiée. Les résultats montrent que pour un événement centenaire, les pertes économiques passent de 15,5 millions de R dans le scénario actuel à 53,7 millions de R en 2100. Le LULCC a un impact encore plus important : le scénario gris multiplie par plus de trois les pertes, tandis que le scénario vert les réduit pour les événements fréquents. Les résultats démontrent que l'atténuation hydraulique seule est insuffisante pour la résilience à long terme et que des stratégies intégrées gris-vert avec gestion de l'exposition sont nécessaires pour éviter la malaptation.
Navarro et al. (Sun,) ont étudié cette question.