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L'adénosarcome müllerien (AM) est une tumeur mixte mésenchymateuse rare de l'appareil génital féminin, composée de stroma malin et d'épithélium à apparence bénigne. La surcroissance sarcomateuse (SS) est la seule variable histologique établie associée à un stade plus avancé et à une survie plus courte. Des outils moléculaires ou d'immunohistochimie (IHC) spécifiques pour le diagnostic de l'AM font défaut. Notre objectif était d'étudier les mutations génomiques et les variations du nombre de copies (VNC) dans l'AM afin de mieux comprendre sa pathobiologie et de développer des outils diagnostiques et pronostics spécifiques. L'ADN a été extrait de 20 échantillons d'AM provenant de 18 sujets (12 sans SS et 6 avec SS), y compris deux dans lesquels des zones présentant à la fois une histologie typique de l'AM et une SS ont été testées indépendamment. Les échantillons ont été analysés à l'aide d'un test de séquençage de nouvelle génération ciblé interrogeant les séquences exoniques de 275 gènes du cancer pour des mutations et des VNC ainsi que 91 introns à travers 30 gènes pour des réarrangements associés au cancer. Le nombre moyen de mutations dans l'AM avec SS (moyenne 9,7 ; plage 3-14) ne différait pas significativement de celui dans l'AM sans SS (moyenne 9,6 ; plage 5-16). L'AM avec SS avait des nombres moyens de VNC au niveau des gènes significativement plus élevés (24,6) par rapport à l'AM sans SS (5 ; p = 0,0002). L'amplification la plus fréquente concernait MDM2 et CDK4 (5/18 ; 28 %), accompagnée par une expression focale de CDK4 et MDM2 et diffuse d'HMGA2 utilisant l'immunohistochimie. L'amplification de MYBL1 a été observée dans 4/18 (22 %), principalement dans la SS. Des altérations dans les membres de la voie PIK3CA/AKT/PTEN ont été observées dans 13/18 (72 %). Notamment, les mutations de TP53 étaient rares, présentes uniquement dans deux cas avec SS. Trois des 18 (17 %) avaient des mutations dans ATRX, toutes associées à la SS. Aucun réarrangement chromosomique n'a été identifié. Nous avons identifié un certain nombre d'altérations génomiques récurrentes dans l'AM, y compris certaines associées à la SS. Bien qu'une enquête plus approfondie sur ces résultats soit nécessaire, la confirmation d'une ou plusieurs d'entre elles pourrait conduire à de nouvelles perspectives mécanistes et à de nouveaux marqueurs pour cette tumeur souvent difficile à diagnostiquer.
Howitt et al. (Mercredi) ont étudié cette question.