Ce travail propose une théorie radicale de l'expérience : la sensibilité est, à son origine, une fonction d'onde quantique. De cette nature primaire découlent toutes les caractéristiques fondamentales, définissant un état de symétrie absolue et d'indistinctions totale où "tout est tout." La transition de la pré-existence à l'existence représente l'impulsion primordiale que la sensibilité subit : un processus de décohérence dans lequel elle perd sa symétrie d'origine et devient "autre." Dans cette transition se produit l'expérience du changement d'état : la sensibilité enregistre que la nouvelle condition n'est pas ÉGALE à la précédente. Pour comprendre ce moment, nous pouvons utiliser une analogie : imaginez que vous dormiez profondément dans votre chambre et que vous soyez transporté ailleurs sans le remarquer. À votre réveil, l'impact avec la nouvelle réalité nous permet de saisir le passage. Cependant, ceci n'est qu'un exemple pour faciliter notre compréhension intellectuelle ; pour la sensibilité, l'expérience du changement d'état est un événement absolument instantané. C'est dans cet instant précis, par l'enregistrement de la différence entre l'état précédent et l'état actuel, que le relationnisme naît. La sensibilité déclenche cette comparaison précisément parce qu'elle s'efforce de maintenir son intégrité. La pensée, en tant qu'entité autonome, n'existe pas ; il n'y a que la sensibilité, qui constitue la véritable essence, et la logique, qui est comprise comme l'instinct de conservation et de total universalisme de la sensibilité indéfinie.
Matteo Milo D. Rienzo (Mar,) a étudié cette question.