La douleur chronique à l’épaule est une condition fréquente et invalidante englobant diverses pathologies telles que la capsulite adhésive, la tendinopathie, l’entésopathie et la myalgie du trapèze. Ces troubles partagent des mécanismes multifactoriels impliquant une inflammation chronique, une angiogenèse et une sensibilisation neurogène, menant à une douleur persistante et une limitation fonctionnelle. Des éclairages récents sur la base vasculaire de la douleur à l’épaule ont mis en évidence la néo-vascularisation pathologique comme une cible thérapeutique potentielle. Cette revue narrative explore le rôle de l'embolsation transartérielle (ETA) comme option de traitement peu invasive pour la douleur chronique à l’épaule réfractaire à la gestion conservatrice. La capsulite adhésive, caractérisée par une fibrose capsulaire et une restriction de mouvement, montre une réduction significative de la douleur et une amélioration de l’amplitude de mouvement après l’ETA, avec des taux de succès technique approchant 100% et des événements indésirables minimes. De même, la tendinopathie de la coiffe des rotateurs et la myalgie du trapèze ont montré des améliorations marquées de la douleur et de la fonction, confirmant le rôle de l’ETA dans l’altération des voies néo-vasculaires et neurogènes pathologiques. Divers agents emboliques, dont l'imipénem/cilastatine sodique, le polyéthylène glycol et les microsphères calibrées, ont été utilisés avec des profils de sécurité favorables, bien que des préoccupations concernant la résistance aux antibiotiques nécessitent une évaluation plus approfondie. Dans l'ensemble, les preuves actuelles soutiennent l’ETA comme une alternative sûre, efficace et préservant l'articulation à la chirurgie pour les patients souffrant de douleurs chroniques à l’épaule d'origine vasculo-inflammatoire. Bien que la littérature démontre des améliorations constantes des scores de douleur et des résultats fonctionnels, des essais contrôlés randomisés à grande échelle restent nécessaires pour valider ces résultats et établir des protocoles de traitement standardisés.
Ubaldi et al. (Mer,) ont étudié cette question.