Cette étude vise à préciser le rôle de la Cour pénale internationale dans la limitation des crimes d'agression, considérés comme l'une des plus graves infractions internationales menaçant la paix et la sécurité internationales et portant atteinte à la souveraineté des États et à leur intégrité territoriale et indépendance politique. L'étude aborde le cadre conceptuel du crime international dans le droit pénal international, en précisant son concept, ses caractéristiques et ses éléments constitutifs, puis passe à l'analyse du crime d'agression conformément au statut de la Cour pénale internationale, notamment après les modifications de Kampala qui ont contribué à clarifier le concept du crime et ses manifestations ainsi que les conditions de la responsabilité pénale individuelle pour celui-ci. L'étude s'appuie sur une approche descriptive et analytique, à travers l'analyse des textes juridiques internationaux pertinents, en premier lieu le Statut de Rome et la résolution 3314 de l'Assemblée générale des Nations Unies, tout en utilisant une méthodologie critique pour évaluer l'efficacité de la Cour pénale internationale face au crime d'agression. L'étude conclut que l'inclusion du crime d'agression dans la compétence de la Cour représente un développement important dans le parcours de la justice pénale internationale, mais que l'exercice de cette compétence par la Cour reste limité par un certain nombre d'obstacles juridiques et politiques, notamment l'influence du Conseil de sécurité, la difficulté d'exécution des mandats d'arrêt, et le manque de coopération de certains États avec la Cour. L'étude recommande de renforcer l'indépendance de la Cour pénale internationale et de réduire l'influence politique sur son travail, notamment en ce qui concerne le rôle du Conseil de sécurité, en plus de créer des mécanismes d'exécution plus efficaces pour garantir l'application de ses décisions et jugements. De plus, l'étude souligne l'importance de développer le cadre juridique international de façon à garantir la responsabilité des auteurs de crimes d'agression et à renforcer la protection de la paix et de la sécurité internationales.
Al-Khazraji et al. (Ven,) ont étudié cette question.