CONTEXTE : La réparation de hernie inguinale est l'une des procédures les plus couramment réalisées dans le monde. Plusieurs méthodes différentes existent pour la réparation, où la procédure chirurgicale préférée pour une hernie inguinale unilatérale non compliquée est encore débattue. Initialement décrite comme une réparation de tissu, l'introduction de prothèses a conduit de nombreux chirurgiens à s'éloigner de ce type de réparations. Cependant, les directives récemment mises à jour recommandent toujours un traitement sans maille, dans un sous-groupe de patients, avec une préférence pour la technique de Shouldice. Par conséquent, nous avons cherché à cartographier l'incidence et la connaissance de la réparation basée sur les tissus d'une hernie inguinale primaire en Belgique. MÉTHODES : de janvier 2024 et analysées à l'aide de Microsoft Excel (version 16.77.01). RÉSULTATS : Au total, 122 répondants ont rempli le questionnaire, 47 stagiaires et 75 chirurgiens, dont 4 ont été écartés en raison de données inexactes. Seulement 15 des 71 chirurgiens interrogés ont encore pratiqué une réparation sans maille dans un cadre électif, où la réparation de Shouldice était la technique préférée (n = 12, 80%). La connaissance sur la réparation de tissus basée sur la maille était principalement évaluée comme modérée (43,7 %) et une réparation sans maille était toujours considérée comme une option en cas de contamination fécale (54,9 %). À la demande du patient, 67,7 % des répondants convaincraient les patients de la supériorité de la maille. Parmi les stagiaires chirurgicaux, dix-huit répondants (38,3 %) n'avaient jamais vu de réparation de tissu auparavant et 36,1 % des répondants ont déclaré que la réparation basée sur les tissus n'était pas enseignée dans leur(hôpital(s) actuel(s) ou précédent(s). La plupart des stagiaires chirurgicaux (48,9 %) avaient des connaissances de base et connaissaient une seule technique. En considérant les indications pour une réparation primaire de tissu, 57,4 % ont mentionné un champ contaminé comme une indication valide. Comparable à la réponse des chirurgiens, 66 % des stagiaires chirurgicaux convaincraient le patient de la supériorité de la maille lorsque l'on demandait une réparation purement basée sur le tissu. CONCLUSION : Notre enquête confirme le taux décroissant des réparations basées sur les tissus, avec seulement 7 % des chirurgiens interrogés réalisant suffisamment de procédures pour permettre un résultat équivoque par rapport aux réparations basées sur les mailles. La centralisation de ces procédures dans des centres de hernie spécifiques pourrait permettre une augmentation de la charge de cas et des parcours de formation dédiés donnant aux stagiaires et futurs chirurgiens une formation appropriée.
Hoef et al. (Ven,) ont étudié cette question.
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