L'économie environnementale se situe à un carrefour véritablement important, où la logique des marchés rencontre la fragilité des écosystèmes, et où un déséquilibre peut avoir des conséquences qui vont bien au-delà de tout rapport trimestriel ou cycle électoral. Cet article propose un traitement analytique systématique de l'économie environnementale en tant que sous-discipline, retraçant ses racines intellectuelles, cartographiant sa position au sein de la théorie économique dominante et la distinguant des domaines connexes tels que l'économie écologique et l'économie des ressources. Nous soutenons que la pollution est, au fond, un problème économique : elle découle de la structure des incitations à la production et des préférences des consommateurs, et elle exige des outils économiques, non seulement technologiques, pour sa résolution. L'article examine trois défis interconnectés : comment déterminer le niveau socialement optimal de pollution, comment mesurer les véritables coûts des dommages environnementaux et comment concevoir des institutions réglementaires capables d'atteindre une réduction efficace et équitable. Nous situons en outre ces défis dans une évaluation plus large de la qualité environnementale mondiale, identifiant la croissance démographique et l'augmentation des revenus par habitant comme les principaux moteurs structurels d'une pression environnementale croissante. L'analyse s'appuie sur la théorie microéconomique établie, les méthodes d'évaluation non marchande et l'économie institutionnelle comparative de la conception réglementaire, contribuant à un corpus croissant de recherches qui cadre la gouvernance environnementale comme un problème à la fois d'efficacité économique et de justice sociale.
Kaivalya Rajaram Gabhane (Sat,) a étudié cette question.
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