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Des études provenant des États-Unis ont montré que la défaillance du greffon rénal est associée à un taux de mortalité élevé. L'objectif de cette étude était de déterminer si la défaillance de la greffe était associée à la survie dans une cohorte récente de receveurs de greffe rénale ayant des caractéristiques différentes et un système de santé distinct de celui des États-Unis. La régression de Cox a été utilisée pour modéliser la perte du greffon comme une variable dépendante du temps, avec la survie des patients comme résultat principal chez 4743 receveurs de greffe rénale du Registre canadien des organes de remplacement. Lors du suivi, 607 (12,8 %) des patients ont connu une défaillance du greffon et 411 (8,7 %) sont décédés. Les patients avec une greffe fonctionnelle avaient un taux de mortalité non ajusté de 2,06 pour 100 années-patients, qui a augmenté à 5,14 pour 100 années-patients après la défaillance du greffon. Après avoir contrôlé pour des variables de confusion importantes, il a été constaté que la défaillance du greffon augmentait le risque de décès de plus de trois fois par rapport aux patients qui maintenaient la fonction de la greffe (ratio de risques ajusté, 3,39 ; IC à 95 %, 2,75–4,16 ; p < 0,0001). En conclusion, cette analyse a montré que la défaillance de la greffe rénale est un prédicteur indépendant de la mortalité après une transplantation rénale dans une population canadienne. Cette découverte étaye le postulat selon lequel c'est la perte de la fonction de la greffe, plutôt que des problèmes liés au patient ou au système, qui constitue le principal facteur contribuant à l'issue.
Knoll et al. (mercredi) ont étudié cette question.
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