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Traditionnellement, les opioïdes exercent des effets analgésiques exclusivement par des actions au sein du système nerveux central (SNC) (1). Cependant, récemment, des preuves ont commencé à s'accumuler indiquant que l'antinociception opioïde peut être initiée par l'activation de récepteurs opioïdes situés en dehors du SNC. Un des premiers rapports a été celui de Wood (2) qui a trouvé que la morphine provoquait des effets analgésiques lorsqu'elle était appliquée localement sur des "zones douloureuses" en périphérie. De nombreux rapports cliniques et expérimentaux d'observations similaires ont eu lieu depuis. Cependant, la plupart des premiers sont simplement anecdotiques, et beaucoup des derniers ont été écartés car ils ne démontraient pas les critères principaux pour des effets médiés par les récepteurs opioïdes, en particulier la réversibilité par la naloxone. De plus, la question de savoir si ces effets résultent d'un site d'action véritablement périphérique plutôt que d'un site central (par exemple, via l'absorption du médicament dans la circulation et son transport vers le SNC) a été discutée à maintes reprises. Cet article donnera un aperçu des études expérimentales et cliniques contrôlées examinant les actions antinociceptives périphériques des opioïdes et discutera des mécanismes et des implications potentielles pour de nouvelles approches thérapeutiques.
Christoph Stein (Fri,) a étudié cette question.