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CONTEXTE : La thyrotoxicose subclinique (scTox) peut être associée à des modifications de la composition corporelle et de la fatigue, qui peuvent éventuellement être inversées par l'activité physique. L'objectif de la présente étude était d'évaluer si la pratique systématique de l'activité physique améliore la masse musculaire des membres inférieurs et la perception de la fatigue chez des patients atteints de scTox. MATÉRIAUX ET MÉTHODES : Nous avons étudié 36 patients (2 hommes) avec un âge médian de 48,0 (43,0-51,0) ans, un indice de masse corporelle de 27,4 (22,1-30,2) kg/m(2), une thyréostimuline <0,4 mU/L, et une thyroxine libre entre 0,8 et 1,9 ng/dL et 48 sujets témoins (groupe C ; 7 hommes). Les patients ont été randomisés en deux groupes selon l'adhésion à l'entraînement physique : scTox-Tr (n = 19) - patients qui ont adhéré à l'intervention d'exercice et scTox-Sed (n = 17) - patients qui n'y ont pas adhéré. Le groupe C n'a pas participé à la randomisation. L'entraînement physique était supervisé par un instructeur d'éducation physique, et il se composait de 60 minutes d'activité aérobie et d'exercices d'étirement, deux fois par semaine, pendant 12 semaines. Dans les deux groupes, la composition corporelle a été évaluée (méthode anthropométrique), et l'échelle de fatigue de Chalder a été déterminée à la baseline et après 3 mois d'intervention (groupe scTox-Tr) ou d'observation (groupe scTox-Sed). RÉSULTATS : À la baseline, les patients avec scTox avaient une masse musculaire plus faible, un tour de cuisse moyen inférieur et plus de fatigue sur l'échelle de fatigue de Chalder que les sujets témoins euthyroïdiens. Le groupe scTox-Tr a présenté une augmentation de la masse musculaire, une réduction des variables reflétant la graisse corporelle totale et une perception de fatigue moindre pendant la période d'entraînement physique (p ≤ 0,05 pour ces paramètres au début et à la fin de la période d'entraînement physique). CONCLUSIONS : La scTox est associée à une masse musculaire plus faible et à un tour de cuisse moyen inférieur et à une fatigue accrue. L'entraînement en activité physique peut partiellement améliorer ces caractéristiques. Davantage d'études sont nécessaires pour déterminer quel programme d'entraînement serait optimal, tant en termes d'effets bénéfiques que pour éviter des réponses indésirables potentielles.
Vigário et al. (Jeudi,) ont étudié cette question.