RÉSUMÉ Cette étude examine une approche reconceptualisée de la grammaire traitant des lacunes fondamentales dans la préparation des enseignants multilingues. La formation traditionnelle basée sur des règles a historiquement préparé les enseignants à donner des réponses prescriptives qui découragent l'exploration des élèves, plutôt qu'à raisonner sur les schémas grammaticaux dans leur contexte. S'appuyant sur des conceptions fonctionnalistes de la langue, en particulier le cadre des dimensions de la grammaire de Larsen-Freeman et Celce-Murcia, qui inclut la forme, le sens et l'utilisation (ci-après FMU) (2016), nous avons conçu un sujet de MTESOL de 13 semaines repositionnant FMU comme connaissance potentiellement transformative pour les enseignants spécialisés en grammaire. Le sujet a intégré le développement théorique avec une application pratique à travers l'analyse de textes authentiques et un engagement systématique avec des ressources professionnelles en grammaire. Les données des groupes de discussion provenant de sept participants multilingues révèlent trois schémas de transformation : des changements épistémiques d'une compréhension basée sur des règles à une compréhension axée sur des schémas, un repositionnement professionnel vers une confiance dans le don de raisons, et des approches émergentes de l'IA comme outil d'investigation plutôt que remplacement autoritaire. Contrairement aux prédictions de la théorie des concepts seuils de Meyer et Land, les participants ont facilement adopté le FMU au lieu de le trouver difficile, suggérant qu'il représente des connaissances et des processus fondamentaux essentiels absents des programmes traditionnels. L'étude illustre comment un enseignement soutenu de FMU peut aider les enseignants multilingues à développer un vocabulaire analytique partagé pour le raisonnement grammatical, une forme d'expertise pédagogique que ni l'intuition de locuteur natif ni l'IA ne fournissent actuellement.
Corbel et al. (Thu,) ont étudié cette question.