La discussion sur l'expérience esthétique et une œuvre d'art est centrée sur la relation entre l'artiste, l'œuvre et le destinataire - chacun étant sujet à débat. Cet article se concentre sur ce dernier : l'expérience du destinataire. Il propose que « goûter » une œuvre d'art - compris comme la « rencontre » esthétique du point de vue du destinataire - est fondamentalement un processus de formation pour le soi, ou le « je », que le destinataire incarne. De plus, l'article soutient que le pouvoir de l'art réside dans sa capacité à se façonner soi-même et à transformer : à former et dépeindre le soi, ainsi qu'à influencer et remodeler les attitudes et les principes - qu'ils soient (auto)poétiques, philosophiques, politiques ou largement existentiels. Ce soi démontre une readiness esthétique à créer et remodeler la réalité. L'expérience d'une œuvre d'art est donc positionnée comme un facteur crucial dans la formation du soi et les fondements de la réalité vécue. Ces arguments sont illustrés par des exemples spécifiques tirés de la cinématographie.
Marija Bulatovic (Thu,) a étudié cette question.