Les conditions multiples à long terme cardiométaboliques (MLTC) découlent de l'interaction complexe de facteurs biologiques, sociodémographiques, environnementaux et comportementaux tout au long de la vie. Des facteurs de risque et des mécanismes partagés, notamment la résistance à l'insuline, l'adiposité et l'inflammation chronique, sous-tendent son développement. Des preuves de plus en plus nombreuses montrent également qu'une exposition à long terme, même à faible niveau, à des particules fines, au dioxyde d'azote et à des polluants connexes peut accélérer la trajectoire des MLTC cardiométaboliques. Les expositions précoces, y compris la sous-nutrition et la sur-nutrition, un microbiome intestinal altéré et des produits chimiques perturbateurs endocriniens, interagissent avec les déterminants sociaux de la santé pour aggraver la dysrégulation inflammatoire et métabolique. Ces mécanismes, avec la susceptibilité génétique, les modifications épigénétiques et les perturbations multiomiques, façonnent la progression de la maladie, l'hétérogénéité et le regroupement des MLTC cardiométaboliques. Pourtant, des lacunes fondamentales persistent, la plupart des connaissances mécanistiques provenant d'études sur des maladies uniques, laissant la hiérarchie temporelle, les voies causales et l'hétérogénéité au niveau de la population en grande partie non résolues. S'attaquer à ces défis nécessitera des recherches sur le parcours de vie, des approches systémiques intégratives et des études translationnelles reliant les connaissances mécanistes à des stratégies de prévention et thérapeutiques de précision. En établissant un lien entre la découverte et l'action, ces efforts peuvent améliorer les soins aux MLTC cardiométaboliques et promouvoir des résultats de santé équitables à l'échelle mondiale.
Lim et al. (Mon,) ont étudié cette question.