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OBJECTIF : La surveillance pour les tumeurs germinales masculines de stade I (TGM) est bien établie en tant que pratique standard ; cependant, une telle politique n'a pas été évaluée pour les femmes souffrant de tumeurs équivalentes. Cette étude a été conçue pour évaluer la prise en charge des tumeurs de stade Ia de grade II ou supérieur par une surveillance étroite afin de minimiser le traitement, tout en réservant la chimiothérapie pour les patientes avec une maladie résiduelle ou récurrente. PATIENTS ET MÉTHODES : Entre 1973 et 1995, 24 patientes présentant une TGM ovarienne maligne de stade Ia ont été incluses dans un programme de surveillance. Le groupe comprenait neuf patientes avec un dysgerminome, neuf avec un tératome immature pur, et six avec un tumor endodermique (avec ou sans tératome immature). Le traitement consistait en une résection chirurgicale sans chimiothérapie adjuvante, suivie d'un programme de surveillance clinique, sérologique et radiologique, et incluait une procédure de deuxième regard pour les patientes inscrites après 1982. RÉSULTATS : Toutes sauf une patiente sont en vie et en rémission après un suivi médian de 6,8 ans. La survie globale à 5 ans est de 95 %, et la survie sans maladie à 5 ans est de 68 %. Huit patientes ont nécessité une chimiothérapie pour maladie récurrente ou seconde TGM ovarienne primaire. Cela inclut trois patientes avec un tératome immature de grade II et trois patientes avec un dysgerminome, ainsi que deux femmes supplémentaires avec un dysgerminome qui ont développé un dysgerminome contralatéral (présumé seconde primaire) 4,5 et 5,2 ans après leur première tumeur. Toutes sauf une, décédée d'une embolie pulmonaire, ont été sauvées avec succès par chimiothérapie. CONCLUSION : Notre expérience souligne que les patientes ayant une vraie TGM ovarienne de stade Ia sont adéquatement prises en charge par résection chirurgicale suivie d'une surveillance clinique, radiologique et sérologique attentive. Ces patientes ne nécessitent pas de chimiothérapie adjuvante ni de radiothérapie, évitant ainsi les complications potentielles de leucémie secondaire et d'infertilité.
Dark et al. (Sat,) ont étudié cette question.