Les réformes anti-corruption de l'Ouzbékistan depuis 2016 se sont concentrées de manière écrasante sur la corruption, produisant de nouvelles législations, des institutions de surveillance et près de cinq mille poursuites en 2024. Cependant, l'accès au marché du travail est largement perçu comme injuste, et le score de l'indice de perception de la corruption a diminué pendant deux années consécutives. Cet article soutient que l'agenda de réforme a été moins efficace contre le népotisme que contre la corruption. À partir de données originales d'enquête (295 répondants, quatre vagues, novembre 2025 – février 2026), je distingue l'exposition au népotisme et à la corruption et j'estime leurs associations séparées avec les barrières perçues à l'emploi. La régression logistique montre que l'exclusion perçue par népotisme est associée à une augmentation de plus de cinq fois des chances de signaler des barrières à l'emploi (OR = 5,18, p < 0,001), tandis que l'exposition à la corruption signalée ne montre aucune association indépendante détectable (OR = 1,09, p = 0,845 ; sous-groupe de corruption uniquement n = 28, limitant la puissance pour des effets modérés). Le résultat est robuste à travers sept spécifications alternatives, et ni le revenu ni l'éducation ne modèrent mesurablement l'association avec le népotisme — ce qui est cohérent avec les réseaux de patronage créant des barrières quasi absolues que les ressources individuelles ne peuvent surmonter. L'article développe une distinction entre les barrières achetables (corruption) et les barrières de fermeture de réseau (népotisme), en soutenant que chacune engage différentes formes de capital et exige des réponses politiques distinctes.
Abbaskhan Azizov (Mon,) a étudié cette question.