La Malaisie fait face à un risque d'inondation croissant intensifié par une urbanisation rapide, entraînant des dommages sévères et des pertes économiques en hausse, les logements représentant 40 % des dommages totaux. Les stratégies d'adaptation des ménages après des catastrophes d'inondation sont souvent inadéquates, créant une forte dépendance à l'assistance gouvernementale. En tant qu'« assureur de dernier recours » de la nation, le fardeau du financement de la récupération est devenu un défi de plus en plus insoutenable à mesure que les inondations deviennent plus fréquentes et sévères. Les experts soulignent la nécessité de mécanismes de financement des risques alternatifs, c'est-à-dire, un fonds d'assurance national contre les catastrophes. Cependant, de telles initiatives nécessitent l'implication du gouvernement, en particulier en Malaisie, où les communautés comptent fortement sur l'assistance post-catastrophe. Les études empiriques évaluent rarement comment cette dépendance influence les décisions de financement des risques des ménages, révélant un écart significatif dans la littérature. L'étude examine si l'intervention gouvernementale modère la relation entre les facteurs de risque d'inondation (expositions, dangers géophysiques et vulnérabilité), les facteurs de perception du risque d'inondation (cognitif, comportement de préparation, recherche d'information et contexte social) et le risque moral sur les décisions de financement des risques des ménages. À l'aide de données d'enquête primaire sur les ménages provenant de zones sujettes aux inondations (254 réponses valides), le modèle de l'étude a été validé en utilisant PLS-SEM 4.0. Les résultats montrent que l'intervention gouvernementale modère de manière significative les effets du danger géophysique, de la vulnérabilité, des risques cognitifs et moraux. Une augmentation de la participation gouvernementale peut favoriser la confiance du public, mais des niveaux de soutien accrus entraîneront une augmentation du risque moral des ménages, où l'intervention gouvernementale pourrait diminuer les incitations à la préparation des ménages. L'étude conclut qu'une stratégie nationale de financement des risques doit équilibrer les mesures gouvernementales avec des mécanismes qui encouragent les ménages à adopter une gestion proactive des inondations, assurant une durabilité à long terme.
Tan et al. (2026) ont étudié cette question.