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Résumé Les activités humaines menacent l'intégrité des bassins versants. Nous avons cherché à étudier l'impact de l'utilisation des terres sur la qualité de l'eau, en adoptant une approche multi-échelles. Nous avons collecté des échantillons d'eau de douze rivières dans le sud du Brésil et avons réalisé des analyses limnologiques (physiques, chimiques et biologiques) pendant la saison sèche. Nous avons utilisé l'indice de qualité de l'eau basé sur les normes de qualité du Canada et du Brésil. Le pourcentage d'utilisation des terres a été mesuré en deux groupes (échelle locale et échelle de réseau). Les variables environnementales ont été résumées par l'analyse en composantes principales, et nous les avons organisées dans des modèles linéaires, intégrant le pourcentage des classes d'utilisation des terres et la pente du terrain dans la formule Multifit. Des analyses statistiques ont été effectuées en utilisant le logiciel R. Les résultats ont indiqué une contamination par le plomb, le chrome, le cuivre, l'azote et Escherichia coli dans les échantillons d'eau. Les Lignes directrices canadiennes sur la qualité de l'eau pour la protection de la vie aquatique ont abouti à un indice allant de 23,3 à 47,3, par rapport à la Résolution brésilienne n° 357/2005 pour la Classe 2, qui avait un indice allant de 47,5 à 100. Cette disparité est attribuée à l'approche de surveillance plus rigoureuse et plus sensible adoptée par les lignes directrices canadiennes. Les forêts ripolines de jusqu'à 50 m de largeur sont associées à une qualité de l'eau améliorée. Les activités agricoles et urbaines étaient les principaux contributeurs à la dégradation de la qualité de l'eau dans une zone s'étendant jusqu'à 1000 m du bassin versant. Nous soulignons l'importance d'une approche multi-échelles dans la gestion des bassins versants et les politiques publiques, en considérant non seulement la préservation de la forêt riparienne, mais aussi les activités humaines dans tout le bassin. Il est crucial de prioriser les politiques publiques environnementales basées sur la science et de renforcer l'application des lois pour prévenir des effondrements environnementaux de plus en plus prononcés. Nous avons identifié l'urgence de reformuler la Résolution CONAMA n° 357/2005 avec une approche plus conservationniste et orientée vers l'écosystème, ainsi que de proposer des modifications au Code forestier brésilien, en particulier en ce qui concerne les zones tampons des zones de préservation permanente. Ainsi, cette étude peut fournir des perspectives, telles que l'incorporation de l'« échelle d'effet », pour améliorer la gestion des ressources en eau dans des paysages fortement influencés par l'action humaine, contribuant à l'avancement des futures recherches dans les écosystèmes d'eau douce.
Siqueira et al. (Mercredi) ont étudié cette question.