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CONTEXTE : En 2004, la tuberculose (TB) était responsable de 2,5 % de la mortalité mondiale (3,1 % chez les hommes ; 1,8 % chez les femmes) et de 2,2 % de la charge mondiale de morbidité (2,7 % chez les hommes ; 1,7 % chez les femmes). Le présent travail présente les preuves accumulées sur l'association entre la consommation d'alcool et la TB dans le but de clarifier la nature de la relation. MÉTHODES : Une revue systématique des données scientifiques existantes sur l'association entre la consommation d'alcool et la TB, et sur les études pertinentes pour clarifier la causalité a été réalisée. RÉSULTATS : Il existe une forte association entre une consommation d'alcool importante/des troubles liés à l'utilisation de l'alcool (AUD) et la TB. Une méta-analyse sur le risque de TB pour ces facteurs a donné un risque relatif global de 2,94 (IC à 95 % : 1,89-4,59). De nombreuses études montrent l'impact pathogène de l'alcool sur le système immunitaire, causant une susceptibilité à la TB chez les gros buveurs. De plus, il existe des voies sociales potentielles reliant l'AUD et la TB. Une consommation excessive d'alcool influence fortement à la fois l'incidence et le pronostic de la maladie et a été liée à une pharmacocinétique altérée des médicaments utilisés dans le traitement de la TB, la marginalisation sociale et la dérive, un taux de réinfection plus élevé, un taux de défaut de traitement plus élevé et le développement de formes de TB résistantes aux médicaments. Sur la base des données disponibles, environ 10 % des cas de TB dans le monde seraient attribuables à l'alcool. CONCLUSION : Les preuves épidémiologiques et autres présentées indiquent que la consommation excessive d'alcool/l'AUD constitue un facteur de risque pour l'incidence et la réinfection de la TB. Les conséquences pour la prévention et les interventions cliniques sont discutées.
Rehm et al. (Tue,) ont étudié cette question.