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Dans les levures bourgeonnantes, une cellule mère peut produire un nombre fini de cellules filles avant de cesser de se diviser et de mourir. Cette entrée dans la sénescence est pensée être le résultat d'un déclin progressif de la fonction physiologique, incluant une perte de potentiel membranaire mitochondrial (ΔΨ). Ici, nous avons développé un dispositif microfluidique pour surveiller la dynamique de la division cellulaire et ΔΨ en temps réel avec une résolution à une seule cellule. Nous montrons que les cellules ne passent pas lentement à la sénescence mais subissent plutôt une transition abrupte vers un état de division lente. De plus, nous démontrons que le déclin de ΔΨ, qui n'est observé que dans une fraction des cellules, n'est pas responsable de l'entrée dans la sénescence. En effet, la perte de ΔΨ est un processus indépendant de l'âge et héréditaire qui mène à la sénescence clonale et est donc incompatible avec le rajeunissement des cellules filles. Ces résultats soulignent l'importance des mesures quantitatives à une seule cellule pour déchiffrer les causes du vieillissement cellulaire.
Fehrmann et al. (Sun,) ont étudié cette question.
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