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CONTEXTE : Notre institution a précédemment démontré un avantage en termes de survie conféré par la thérapie néoadjuvante préopératoire pour les cancers rectaux localement avancés. Nous rapportons maintenant nos résultats utilisant l'excision transanale comme thérapie chirurgicale définitive dans un groupe sélectionné de patients ayant subi une réduction significative des cancers rectaux T3 après thérapie néoadjuvante. CONCEPTION DE L'ÉTUDE : Soixante-quatorze patients diagnostiqués avec des cancers rectaux localement avancés (T3) ont été traités par chimiothérapie et radiothérapie néoadjuvantes. Après la thérapie néoadjuvante, 11 (14,9 %) patients ayant subi une réduction significative de leurs tumeurs ont été sélectionnés pour subir une excision transanale de leurs cancers rectaux résiduels. Une évaluation cryostatique peropératoire a été utilisée pour confirmer le statut des marges négatives, et tous les patients ont ensuite été suivis avec des endoscopies de routine, des échographies transrectales et des examens rectaux numériques. RÉSULTATS : Les tumeurs étaient situées entre 1 cm et 7 cm du bord anal (moyenne 4,3 +/- 0,6 cm) et se situait dans des positions latérales, antérieures et postérieures. Le suivi moyen était de 55,2 +/- 8,9 mois (médiane 47,9 mois). Des études d'imagerie utilisant la CT, l'IRM, l'échographie transrectale, ou une combinaison ont démontré des ganglions lymphatiques suspects chez trois patients. Après la thérapie néoadjuvante, ces ganglions lymphatiques n'étaient plus visibles chez deux patients. Il n'y avait pas de récidives locales, de métastases nodales, ni de mortalités opératoires. Un patient (9 %) a développé des métastases à distance (nodules pulmonaires) et reste en vie 30 mois après l'excision transanale. Un patient (9 %) a éprouvé une laxité du sphincter, qui a été réparée avec succès, et est maintenant asymptomatique. Un patient (9 %) a développé une urgence postopératoire qui s'est résolue spontanément. CONCLUSIONS : Chez les patients ayant des lésions initialement volumineuses (T3), et ayant subi une réduction significative après chimiothérapie et radiothérapie néoadjuvantes, l'excision transanale semble être un traitement sûr et efficace, préservant la fonction du sphincter et évitant la laparotomie.
Schell et al. (2002) ont étudié cette question.