Cet article analyse le double rapport entretenu en discours entre l’entité Marine Le Pen (comme nom propre, ou identité numérique @MLPₒfficiel sur X) avec les catégorisations de victime/coupable, selon deux contextes distincts: une posture défensive comme coupable, mais qui se défend d’être en fait une victime, dans l’affaire qui l’a récemment vue condamnée (on trouve des termes comme condamnation, inéligibilité, appel) ; et une posture offensive où l’immigration est construite comme coupable avec un appel aux français construits comme victimes (avec un lexique comme menace, solutions restrictives ou mobilisation démocratique). En mobilisant le concept de nomination (issu de la praxématique), de cadrages institutionnels (en lien avec des termes emblématiques du débat public comme justice, État de droit, République, démocratie), et des aspects rhétoriques (oscillations entre rationalisation et contestation, explicitation causale et métaphores évaluatives), nous montrons les stratégies de construction des rôles de victimes et coupables, en fonction du contexte narratif (posture défensive ou offensive). Nous nous appuyons pour cela sur un double corpus: un corpus de presse lié au moment discursif de l’affaire qui a amené Marine Le Pen à être condamnée, et un corpus de messages publiés sur X en lien avec le terme immigration dans un moment discursif intense.
Longhi et al. (Mon,) studied this question.
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