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S'appuyant sur une analyse critique du discours, cet article examine le langage utilisé pour décrire le viol ou l'agression sexuelle dans les opinions judiciaires écrites de la Cour d'Appel de Tanzanie. L'analyse tente d'identifier et de décrire des éléments de langage qui révèlent la manière dont l'acte de viol est représenté dans les opinions judiciaires écrites. L'étude applique en outre une analyse qualitative des opinions judiciaires écrites collectées à partir des opinions judiciaires de la Cour d'Appel publiées en ligne. L'objectif est d'identifier les éléments lexicaux spécifiques, les phrases ou les phrases qui caractérisent l'agression sexuelle. Ces descriptions sont classées en langage sexuel/érotique, langage violent et langage physique. Elle inclut également l'utilisation d'un langage désapprobateur socialement ou moralement qui n'a pas de connotations de violence. Une autre façon de les décrire est d'utiliser une combinaison de langage sexuel et violent (oxymore). Selon l'analyse, les actes agressifs de viol sont principalement référés en utilisant des termes érotiques ou sexuels. Des descriptions physiques de l'acte de viol sont utilisées, bien qu'elles soient également accompagnées d'euphémismes pour la décence. Le langage violent est utilisé, mais il n'est pas très présent. Un langage désapprobateur moral est également utilisé ; par exemple, dans un jugement, la plaignante est référée ainsi : « Il ne fait aucun doute que PW1 n'était pas vraiment le sel de la terre dans son récit. » L'utilisation d'une combinaison de langage sexuel et violent (oxymore) est également notée, comme « exigeait d'avoir des rapports sexuels avec elle. » La préférence pour les termes euphémiques est une manière culturellement approuvée de faire référence à des événements indésirables, et l'utilisation de termes érotiques ou sexuels permet de reléguer l'agression au domaine du comportement sexuel normal, rendant ainsi son utilisation publique plus supportable.
Muraguri et al. (Mon,) ont étudié cette question.