Evaluation measures empathy comprehension in medical students during simulation-based education, suggesting clarity issues arise from simulation context.
Empathy is a multifaceted concept defined as the ability to understand and share the emotional states of others. The most appropriate tool for assessing empathy in medical education has yet to be established. The Consultation and Relational Empathy (CARE) measure, originally designed to evaluate the empathy of general practitioners, appears particularly relevant for assessing empathy among medical students. However, its applicability and clarity have not been explored in the context of simulation-based education (SBE). A SBE was implemented for third-year French medical students. Each participant completed a questionnaire that included socio-demographic data, the CARE measure, and questions assessing the clarity of each CARE item. Our aim was to evaluate participants’ understanding of the CARE measure, identify factors contributing to misunderstandings, and examine associations between comprehension and evaluation scores. Eleven groups were included, comprising a total of 134 students. Overall, 40% of the questions were reported as unclear. Specifically, Q9 (“Helping you to take control”) was consistently misunderstood, regardless of participant characteristics. Additionally, Q4 (“Being interested in you as a whole person”), Q5 (“Fully understanding your concerns”), and Q7 (“Being positive”) were more frequently misunderstood by participants who did not directly engage in the simulation (e.g., supervisors, observers). Before adopting the CARE measure to assess empathy in medical students, several adjustments are necessary. These include training assessors to evaluate empathy effectively. L’empathie, entendue comme la capacité d’un individu à percevoir, comprendre et partager les émotions et états affectifs d’autrui, constitue un élément essentiel de la relation de soin. Dans le domaine médical, elle est considérée comme une compétence fondamentale, favorisant la qualité de la communication entre soignant et patient. Pourtant, malgré son importance reconnue, l’évaluation de l’empathie chez les étudiants en médecine demeure un défi, en raison de la nature complexe et multidimensionnelle de ce concept. Il existe aujourd’hui plusieurs outils psychométriques destinés à mesurer l’empathie, mais aucun consensus n’a encore été établi sur l’instrument le plus approprié, en particulier dans le cadre de l’enseignement médical. Parmi ces outils, l’échelle Consultation and Relational Empathy (CARE) occupe une place particulière, développée à l’origine pour permettre aux patients d’évaluer l’empathie démontrée par leurs médecins généralistes. Sa pertinence repose sur une approche centrée sur l’expérience du patient. Dans le contexte de la formation médicale, l’utilisation de l’échelle CARE pourrait fournir un outil précieux pour évaluer l’évolution de la dimension empathique des étudiants au cours de leur cursus. Cependant, son transfert dans d’autres contextes pédagogiques, comme l’enseignement basé sur la simulation ( Simulation-Based Education [SBE]), reste insuffisamment étudié. Afin d’explorer cette question, une étude a été conduite auprès d’étudiants français de troisième année de médecine. Dans ce cadre, chaque participant était amené à participer à une épreuve de simulation, suivie par le remplissage d’un questionnaire intégrant des données sociodémographiques, l’échelle CARE, ainsi que des questions additionnelles visant à évaluer la clarté et la compréhension de chaque item de l’échelle. L’objectif principal était d’analyser comment les étudiants comprenaient les items de CARE, d’identifier les éventuelles sources de malentendus, et d’examiner dans quelle mesure ces difficultés pouvaient influencer les évaluations globales de l’empathie. Les résultats de l’étude, obtenus auprès de 134 étudiants répartis en onze groupes, mettent en lumière des limites notables dans la compréhension de cet outil. Ainsi, 40 % des participants ont jugé certaines questions comme peu claires, ce qui souligne des limites terminologique et/ou conceptuelle. L’exemple le plus marquant concerne la question 9 (« Vous aider à prendre le contrôle »), systématiquement mal interprétée par l’ensemble des étudiants, indépendamment des autres variables. D’autres questions, notamment la Q4 (« S’intéresser à vous en tant que personne dans son ensemble »), la Q5 (« Comprendre pleinement vos préoccupations ») et la Q7 (« Être positif »), posaient davantage de difficultés aux étudiants qui n’étaient pas directement impliqués dans la simulation pratique (comme les observateurs ou superviseurs). Ce décalage suggère que le contexte d’expérience influence la manière dont les items d’empathie sont interprétés. L’échelle CARE représente un instrument prometteur pour mesurer l’empathie en formation médicale, mais son application dans le cadre de l’enseignement par simulation met en évidence certaines limites de compréhension. Avant son adoption, il apparaît de développer des formations spécifiques pour les évaluateurs afin de garantir une interprétation homogène des critères. Ces ajustements permettraient de renforcer la validité de l’outil et d’en optimiser l’utilisation pédagogique. Une telle démarche contribue non seulement à améliorer l’évaluation de l’empathie, mais également à renforcer l’intégration de cette compétence dans la formation des futurs médecins, en rappelant que la qualité de la relation soignant-patient repose autant sur les compétences techniques que sur les aptitudes relationnelles.
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