Résumé Comparer la représentation du « Sauvage » dans la pièce de Du Hamel avec sa source, le roman de Du Périer, permet d’étudier les transformations génériques entraînant des transformations sur le plan des mises en scène de l’altérité dans une terre en cours de colonisation, devenue le Québec actuel. L’étude de la relation Des Sauvages, ou Voyage de Samuel Champlain (publiée la même année que la pièce de Du Hamel en 1603), par rapport à celle du roman de Du Périer et de la pièce de Du Hamel, permet de poser la question des représentations de l’altérité dite « sauvage » que la fiction a souvent tendance, en ce début de dix-septième siècle, à réduire au même. Ce sont ces stratégies d’évitement et d’effacement, propres à la littérature fictionnelle précieuse, par rapport à l’écriture des récits des voyages authentiques, que cet article explore, pour montrer que la représentation de l’altérité coloniale, notion qui regroupe à la fois l’altérité colonisée—les dits « Sauvages » canadiens—et l’altérité colonisatrice représentée par le voyageur pour le lecteur immobile—que celui-ci soit un voyageur réel (Champlain) ou virtuel (Du Périer)—passe par une instrumentalisation des « Sauvages » toujours soumis à une sujétion qui ne dit pas son nom.
Sylvie Requemora (2025) studied this question.
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