En novembre 1974 se déroule le Second Congrès national des femmes noires (SCNFN), intitulé « The Black Woman and Her Family », à Montréal. Initié par le Coloured Women’s Club of Montreal et chapeauté par le National Congress of Black Women, le SCNFN rassemble plus de 500 femmes du Canada, des États-Unis et d’Afrique. Grâce à une étude attentive des résolutions des panels du congrès, au sujet de la triple répression des femmes noires, de la jeunesse et de l’éducation, le présent article argumente que le SCNFN peut être considéré comme un événement démonstratif de l’existence d’une pensée féminine noire, transnationale, éducative et intergénérationnelle à Montréal. Cette pensée se développe en réaction aux transformations démographiques causées par l’immigration antillaise et caribéenne du tournant des années 1970. Les résolutions articulées par les femmes du congrès proposent des solutions novatrices qui visent l’implication des jeunes, des parents et, plus largement, des communautés afrodescendantes au sein des structures institutionnelles et communautaires. Promouvoir une meilleure estime de soi à travers la valorisation de l’identité noire et diasporique des communautés afrodescendantes à Montréal est également au coeur des résolutions.
No takes yet. Share an insight, caveat, or question.
Samia Dumais (2025) studied this question.
Synapse has enriched 5 closely related papers on similar clinical questions. Consider them for comparative context: