Au cours des dernières décennies, la question des déchets marins est devenue une préoccupation environnementale majeure, notamment en ce qui concerne les déchets plastiques. La Directive-cadre sur la stratégie marine européenne (MSFD, 2008/56/EC) exige que les États membres surveillent les déchets marins le long de la côte, dans l'eau et sur le fond marin. Depuis 2014, un suivi des déchets sur les plages a été effectué dans les régions côtières de l'Italie, une activité confiée au Système des Agences Régionales pour l’Environnement (ARPA). ARPA Puglia est responsable de la surveillance de la côte apulienne, et cet article résume les principaux résultats obtenus de 2014 à 2023. Le suivi, qui a été effectué deux fois par an, consiste en un recensement visuel des déchets sur un tronçon de 100 mètres de plage dans six lieux différents de la région de la Puglia. Pendant cette période, une moyenne de 506 déchets par 100 m a été observée sur les six plages cible en Puglia, dont 90 % étaient des plastiques. Parmi ceux-ci, les objets en plastique à usage unique (SUPs) représentaient 37 %. Une analyse des tendances révèle une baisse de la quantité totale de déchets marins sur les plages apuliennes au cours de la dernière décennie, un phénomène particulièrement évident lors de l'examen de la sous-catégorie des SUPs isolément. Cette tendance à la baisse est conforme au modèle général observé le long de la côte italienne et des côtes des mers européennes. Par conséquent, il peut être hypothétisé qu'une sensibilisation accrue à la question, en conjonction avec la mise en œuvre de la Directive européenne 2019/904 pour la réduction des plastiques à usage unique, a entraîné des pratiques plus responsables. Cependant, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour atteindre l'objectif de 20 déchets par 100 m de plage afin d'atteindre un Bon État Écologique conformément à la Directive-cadre sur la stratégie marine. Les résultats soulignent l'importance d'une surveillance constante des déchets le long du littoral, ainsi que l'intégration de nouvelles méthodologies alternatives (par exemple, les sondages par drone) pour évaluer l'efficacité de la mise en œuvre réglementaire européenne.
Ungaro et al. (mar,) ont étudié cette question.