Sleep complaints are frequent among patients suffering from addiction. Conversely, sleep disturbances have been identified as risk factors for developing an addiction. This study is a narrative literature review aiming to provide an overview of the current scientific knowledge on the links between major addictions (alcohol, tobacco, cannabis, and gambling) and sleep disorders. The scientific literature confirms the presence of both objective and subjective sleep alterations in major substance use disorders and pathological gambling, during periods of consumption as well as during withdrawal. For instance, 60–70% of patients with alcohol use disorder present with insomnia, and alcohol consumption increases the risk of developing obstructive sleep apnea by 25%. These interactions between addictions and sleep disorders are bidirectional: sleep disorders are identified both as risk factors for developing an addiction and for relapse among patients attempting abstinence, while addictions are identified as factors impairing sleep quality. Cognitive Behavioral Therapy for Insomnia (CBT-I), the first-line treatment for insomnia, has demonstrated its effectiveness in the management of insomnia in the context of cannabis and alcohol use disorders, leading to improvements not only in sleep symptoms but also in addictive symptoms. Addictions and sleep disorders interact in a bidirectional manner. The specific management of sleep disorders in this population could represent an interesting therapeutic target. However, further studies are needed to develop specific and targeted therapeutic tools to improve both prognosis and quality of life in these patients. Les plaintes liées au sommeil sont fréquentes chez les patients souffrant d’addiction. Et inversement, les troubles du sommeil ont été identifiés comme des facteurs de risques de développer une addiction. Cette étude est une revue narrative de la littérature visant à fournir un aperçu de l’état actuel des connaissances scientifiques sur les liens entre les principales addictions (alcool, tabac, cannabis et jeux de hasard et d’argent) et les troubles du sommeil. La littérature scientifique confirme la présence d’altérations du sommeil à la fois objectives et subjectives dans les principaux troubles liés à l’usage de substances et dans le jeu pathologique, pendant les périodes de consommation, mais aussi pendant les moments de sevrage. Concernant les patients présentant un trouble de l’usage de l’alcool, 60 à 70 %, souffrent d’un trouble d’insomnie comorbide, et 25 % sont à risque de développer un syndrome d’apnée obstructive du sommeil. Ces interactions entre addictions et troubles du sommeil sont bidirectionnelles : les troubles du sommeil étant identifiés comme des facteurs de risque de développer une addiction ou de reprise des consommations chez des patients dans une dynamique d’arrêt. Et d’un autre côté, les addictions sont identifiées comme des facteurs d’altération de la qualité de sommeil. La TCC-insomnie, traitement de première intention du trouble insomnie, a montré son efficacité dans la prise en charge de l’insomnie en cas de trouble de l’usage du cannabis et de l’alcool, avec une amélioration des symptômes de sommeil mais aussi des symptômes addictologiques. Les addictions et les troubles du sommeil interagissent de façon bidirectionnelle, la prise en charge spécifique des troubles du sommeil dans cette population pourrait être une cible thérapeutique intéressante. Cependant, il est nécessaire de réaliser de nouvelles études afin de développer des outils thérapeutiques spécifiques et ciblés afin d’améliorer le pronostic et la qualité de vie de ces patients.
Mauries et al. (Wed,) studied this question.