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D’après la théorie écologique de la perception (Gibson, 1979), l’observateur-acteur, au cœur de ses multiples interactions avec l’environnement, perçoit des affordances, c’est-à-dire des opportunités d’action. Cette perception serait directe et nécessiterait la prise d’information qui spécifierait la relation entre les caractéristiques de l’environnement et les propriétés de l’individu. L’objectif de cette recherche est d’étudier le rôle de la hauteur des yeux dans des jugements perceptifs de passage sous une barre. Huit participants ont effectué des jugements verbaux à propos de la hauteur minimale d’une barre sous laquelle ils pouvaient passer sans baisser la tête en marchant à vitesse normale. La hauteur des yeux perçue était également mesurée. Les jugements étaient effectués dans trois conditions de vision: (i) utilisation de lunettes à verres neutres (condition de base), (ii) utilisation de lunettes avec verre prismatique (déviation vers le bas de 20 dp) et (iii) après adaptation à ces lunettes. Les résultats montrent que les deux types de jugements (hauteur minimale et hauteur des yeux perçue) sont affectés par le port des prismes. Ils révèlent notamment un effet de l’adaptation aux prismes (after-effect) significatif. Cet after-effect est mis en évidence pour les deux types de jugements. Ces résultats étayent l’hypothèse selon laquelle la hauteur des yeux effective, souple et adaptable, est calibrée par rapport à la scène visuelle. En retour, la hauteur des yeux effective peut servir à estimer des potentialités d’action pour l’organisme.
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Marcilly et al. (2008) studied this question.
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