This article tries to assess the prevalence and learning consequences of ability grouping in French lower secondary schools (collèges). The article shows that ability grouping is in fact relatively widespread in France and has a strong local connotation. In terms of pupil learning, the article stresses that the better the class they attend, the better students tend to perform. However, a heterogeneous context proves to be more favourable (for low achievers, a homogeneous class is the worst case). The results also stress the existence of a potential conflict of interest between the policy-maker and the actors of the system. Résumé L’article vise à évaluer l’importance de l’organisation des études en groupes de niveau dans le premoier cycle secondaire en France ainsi que ses conséquences en termes d’acquisitions des élèves. L’article montre en premier lieu que cette pratique est en fait relativement fréquente dans les établissements français tout en ayant une dimension locale assez accentuée. En termes d’acquisitions, l’article souligne que les progressions des élèves ont tendance à être d’autant meilleures que le niveau moyen des élèves de la classe est élève; cependant, un contexte hétérogène s’avère aussi le plus favorable (un contexte homogène étant la pire des choses pour les élèves faibles). Les résultats soulignent aussi l’existence d’un conflit potentiel d’intérêt entre le décideur du système qui vise des onjectifs généraux et les différents acteurs (enseignants, parents d’élèves) qui visent leurs intérêts particuliers.
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Duru‐Bellat et al. (1998) studied this question.
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