Cet article examine l’acquisition de la prosodie du français L2/L3 chez des apprenants sinophones à travers une investigation multi-niveaux. Basée sur les productions de 28 locuteurs en lecture non ponctuée, l’analyse se structure en trois niveaux : Micro, Méso et Macro. Les résultats révèlent une dissociation fonctionnelle : dans la dimension temporelle (Micro et Macro), l’influence de la L1 (chinois mandarin) est prédominante, les deux groupes d’apprenants affichant des profils similaires mais distincts des natifs. En revanche, dans la dimension mélodique (Méso), si les bilingues font face à une forte instabilité (hésitations), la présence de la L2 (anglais) chez les trilingues amorce une restructuration prosodique, manifestant les prémices d’un système mélodique hybride et autonome.
Yufeng Yang (Mon,) studied this question.