Dans cet article, nous explorons les énoncés présentés au public de trois musées français (à Bordeaux, à Nantes et à La Rochelle) dans le cadre de leurs collections consacrées à la traite atlantique et à l’esclavage. En nous penchant sur l’usage du mot esclave et de ses « concurrents » paraphrastiques, nous mettons au jour les contraintes (linguistiques, discursives et éthiques) qui façonnent la production de ces énoncés et documentons la stabilisation normative de certaines pratiques relatives à la « politique » discursive muséale. Nous montrons que le choix des lexèmes permettant de faire référence aux personnes en esclavage est révélateur autant de la volonté de façonner une représentation sociale et discursive spécifique de la figure de l’esclave que d’une nécessité, pour le musée, d’apparaître en tant qu’acteur de l’espace public engagé dans une démarche réflexive vis-à-vis de son propre discours.
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Khalonina et al. (2026) studied this question.
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