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La récente politique de soins en santé mentale a abordé la nécessité pour les professionnels de la santé de prendre en compte la santé physique des consommateurs. Les infirmières en santé mentale sont particulièrement bien placées pour ce rôle. Afin de fournir aux infirmières en santé mentale des informations pratiques, cette revue narrative résume les preuves provenant de recherches récentes sur la santé physique des individus atteints de troubles mentaux graves (TMG). Chez ceux atteints de TMG, la prévalence internationale de l'obésité, du syndrome métabolique, du diabète sucré, des symptômes de maladies cardiovasculaires et des maladies respiratoires dépasse tous celle de la population générale d'au moins deux fois, et la prévalence du VIH peut être augmentée jusqu'à huit fois. Cette prévalence accrue des maladies chroniques peut être en grande partie responsable d'un risque de décès accru allant jusqu'à cinq fois, entraînant jusqu'à 30 ans de vie potentielle perdue. D'autant plus préoccupant, les preuves récentes suggèrent qu'en ce qui concerne la santé physique et l'augmentation de la mortalité, l'écart entre les individus atteints de TMG et la population générale se creuse. Les comportements de mode de vie malsains jouent indéniablement un rôle dans le développement de la mauvaise santé physique et des maladies chroniques, et la présente revue indique qu'une faible activité physique, une mauvaise alimentation, le tabagisme, l'abus d'alcool et de substances, ainsi que des comportements sexuels à risque sont courants chez les individus atteints de TMG. Cette revue narrative démontre que la prévalence de la mauvaise santé physique et des comportements de santé chez les personnes atteintes de TMG dépasse de loin celle observée dans la population générale, et renforce le besoin urgent pour les infirmières en santé mentale d'aborder les problèmes de santé physique chez les patients.
Scott et al. (vendredi) ont étudié cette question.