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CONTEXTE ET CONCEPTION : Des observations antérieures ont montré une irritabilité accrue chez les patients présentant une « hyperirritabilité conditionnée » due à une dermatite active, y compris la dermatite atopique (AD). Dans les états atopiques moins actifs, les niveaux d'irritabilité sont moins certains. Nous avons utilisé des tests de 48 heures par Finn Chamber avec des dilutions progressives de sodium lauryl sulfate pour détecter les seuils d'irritabilité dans des groupes bien définis de patients atteints d'AD, d'AD inactive et d'affection respiratoire allergique sans dermatite, ainsi que chez des sujets témoins non atopiques. RÉSULTATS : Une fréquence de réponse significativement plus élevée au sodium lauryl sulfate a été observée dans les deux groupes AD ainsi que chez les patients atteints de rhinite allergique sans dermatite. Les concentrations efficaces de sodium lauryl sulfate provoquant une irritation chez 50 % ou plus des sujets (ED50) variaient de 0,0625 % à 0,31 % dans tous les groupes atopiques, des pourcentages qui étaient significativement inférieurs à l'ED50 normale de 0,60 %. L'intensité de la réponse était également significativement plus élevée dans chaque groupe atopique. CONCLUSIONS : Nos résultats ont mis en évidence des réponses irritatives significativement plus importantes chez les sujets atopiques sans maladie cutanée ou chez les sujets atteints d'AD inactive et ont confirmé les observations antérieures montrant une irritabilité fortement augmentée chez les patients atteints d'AD active. Nous émettons l'hypothèse qu'une hyperréactivité intrinsèque anormale des cellules inflammatoires, plutôt que des cellules cutanées, chez les individus atopiques prédispose à un seuil abaissé de réactivité aux irritants.
Aude Nassif (Tue,) a étudié cette question.
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