Au cours de la Guerre du Golfe de 1990–1991, le désert du Kuwait a subi une catastrophe environnementale désastreuse résultant en la formation de lacs de pétrole et de surfaces contaminées par le pétrole. Approximativement 96 % du pétrole de ces lacs a pu être récupéré et exporté. Toutefois, le million de barils de pétrole irrécupérable qui reste demeure agglutiné au fond du lit de ces lacs. Il est impératif donc de faire le suivi sur une base régulière de ces lacs de pétrole et des surfaces polluées, étant donné que ces surfaces feront partie du paysage du désert du Kuwait pour de nombreuses années encore et qu'elles présentent de nombreux risques pour l'environnement. Cet article évalue l'utilité des différents faisceaux et des différentes résolutions de RADARSAT pour la détection des lacs de pétrole et des diverses surfaces contaminées dans le champ pétrolifère de Greater Burgan. Dans le contexte de la topographie plutôt plane et d'origine éolienne de l'environnement désertique, la nature de la surface du sol constitue le facteur prédominant influençant le signal radar; il est possible de faire ainsi la distinction entre une nappe de sable à l'état naturel et une nappe remaniée et de visualiser la répartition des arbustes. Les images RADARSAT en mode fin ont permis de cartographier avec précision diverses surfaces telles que les lacs de pétrole, les tarmats, les lacs partiellement recouverts de pétrole, les lacs de pétrole réhabilités, les surfaces contaminées et les surfaces perturbées par les activités de nettoyage. Ces surfaces sont identifiables en se basant notamment sur la faiblesse du signal, les teintes de grisé intermédiaires et les zones claires. Les lacs de pétrole caractérisés par une très faible rétrodiffusion apparaissent comme des éléments circulaires ou rectangulaires sur les images radar. Les trois images RADARSAT en mode standard (S1, S4 et S7) acquises au cours d'une période de 14 jours en novembre 1996 sont très similaires et ne présentent que quelques différences subtiles. Toutefois, l'image S4 s'est avérée la plus sensible aux variations de la rugosité de surface et de la répartition de la végétation. L'image du changement dérivée de l'image RADARSAT en mode standard (S1) avec faible angle d'incidence et des images avec angle d'incidence plus élevé (S4 et S7) a permis de cartographier la différence entre, d'une part, les zones clôturées/protégées des champs pétrolifères et les zones les plus perturbées en surface et en végétation et, d'autre part, les zones non protégées soumises au surpâturage et à la dégradation des sols.
No takes yet. Share an insight, caveat, or question.
Kwarteng et al. (1999) studied this question.
Synapse has enriched 5 closely related papers on similar clinical questions. Consider them for comparative context: