Résumé La valeur pronostique des mutations des gènes de réparation par recombinaison homologue (HRRg) aux différents stades du cancer de la prostate métastatique reste incertaine. Cette étude rétrospective en conditions réelles a analysé 162 patients atteints de cancer de la prostate métastatique hormonosensible (CPHSm) et 126 patients atteints de cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CPRCm) issus de la base de données ProGène, stratifiés selon leur statut mutationnel HRR. La prévalence des mutations était similaire dans les deux groupes (16,0 % dans le CPHSm contre 13,5 % dans le CPRCm). Les patients CPHSm HRR-positifs présentaient une survie globale médiane significativement plus courte (24,0 mois ; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 16,0–41,0) par rapport aux patients HRR-négatifs (45,0 mois ; IC à 95 % : 34,0–69,0 ; P = 0,04). Notamment, les patients porteurs de mutations de BRCA2 présentaient une survie globale médiane réduite à 24,0 mois (IC à 95 % : 9,0–40,0 ; P = 0,036) ainsi qu’une survie sans progression plus courte que les patients HRR-négatifs (PFS médiane = 8,0 mois ; IC à 95 % : 0,0–14,0 contre 17,0 mois ; IC à 95 % : 12,0–20,0 ; P = 0,006). Ces résultats suggèrent que les mutations des HRRg — en particulier BRCA2 — sont associées à un pronostic plus défavorable au stade CPHSm, ce qui souligne l’intérêt d’un dépistage génomique précoce afin d’orienter des stratégies thérapeutiques personnalisées.
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Cancel-Tassin et al. (2026) studied this question.
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