Les peches au chalut de fond, sur la cote ouest de l'Amerique du Nord, se sont etendues vers les eaux profondes pour exploiter le sebastolobe a courtes epines (Sebastolobus alascanus) et le sebastolobe a longues epines (Sebastolobus altivelis). Nous avons etudie la demographie bathymetrique et l'ecologie de ces deux especes au large de l'Oregon et du centre de la Californie. On ne peut caracteriser les especes de sebastolobes comme des congeneres vivant en eau peu profonde et en eau profonde parce que le maximum de la biomasse reproductrice survient, pour ces deux especes, dans la zone a teneur minimum en oxygene a 600-1000 m. On a trouve des petits sebastolobes a courtes epines (≤10 cm) dans les eaux peu profondes (200-600 m), mais ceux-ci emigraient vers des eaux plus profondes a mesure qu'ils croissaient. Les sebastolobes a longues epines habitaient la zone a teneur minimum en oxygene et on n'en trouvait que dans les eaux profondes (600-1400 m). Les sebastolobes a courtes epines devenaient plus gros (>70 cm) et semblaient croitre toute leur vie. Par contre, les sebastolobes a longues epines etaient plus petits (longueur totale de 25-30 cm) et leur profil de croissance, d'aspect asymptotique, comportait un grand nombre de classes d'âges dans les classes des plus grandes tailles. La demographie bathymetrique reduit la possibilite de competition interspecifique parce que les sebastolobes a courtes epines et a longues epines de tailles semblables habitent a des profondeurs differentes. Il existe donc des possibilites de gestion de cette peche par refuges naturels parce que l'interdiction de la peche a des profondeurs superieures a 600-800 m protegerait la biomasse reproductrice des sebastolobes, de la limande-sole (Microstomus pacificus) et de la morue charbonniere (Anoplopoma fimbria).
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Jacobson et al. (1996) studied this question.
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