The apparent revival of non‐consensual bride abduction in Kazakhstan and Kyrgyzstan is somewhat surprising seventy years after the Soviet state banned the practice and introduced sweeping legislation to emancipate women. This article relies on local discourses of shame and tradition to explain changing marriage practices and to mark a shift towards greater patriarchy in post‐Soviet Central Asia. Discourses of shame are mobilized by local actors in support of the popular view that a woman should ‘stay’ after being abducted. Women can and do resist abductions, but they risk dealing with the burden of shame. Further, in Kyrgyzstan, where bride abduction is increasingly re‐imagined as a national tradition, women and activists who challenge this practice can be viewed as traitors to their ethnicity. In post‐Soviet society, these discourses of shame and tradition have helped men assert further control over female mobility and female sexuality. Résumé Le renouveau des enlèvements non consentis de femmes au Kazakhstan et au Kirghizstan peut surprendre, soixante‐dix ans après l'interdiction de cette pratique par l'État soviétique et la mise en place d'une législation volontariste pour l'émancipation des femmes. Sur la base des discours locaux sur la honte et la tradition, l'article explique ce changement de pratiques matrimoniales et met en lumière la résurgence du patriarcat en Asie centrale postsoviétique. Les discours sur la honte sont mobilisés par les acteurs locaux à l'appui de l'idée populaire qu'une femme doit « rester » après avoir été enlevée. Les femmes peuvent résister aux enlèvements, et résistent effectivement, mais s'exposent ainsi au poids de la honte. Par ailleurs, au Kirghizstan, où le rapt des femmes est de plus en plus ré‐imaginé comme une tradition nationale, les femmes et les militants qui contestent cette pratique peuvent être accusés de trahison envers leurs racines ethniques. Ces discours sur la honte et la tradition ont aidé les hommes à reprendre le contrôle de la mobilité et de la sexualité des femmes dans la société postsoviétique.
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Cynthia Werner (2009) studied this question.
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