En prenant l’exemple du Burkina Faso, ou les migrations du milieu rural vers le milieu urbain continuent d’alimenter abondamment le processus d’urbanisation, cette recherche teste les effets nets de la migration sur le differentiel de mortalite entre milieux urbains et ruraux chez les adultes de 15 a 74 ans. Elle s’appuie sur les informations recueillies dans les observatoires de population situes a la campagne (Nouna) et en ville (Ouagadougou) sur une periode recente (2009-2013). Les donnees longitudinales sont exploitees avec un modele semi-parametrique de Cox. Dans un milieu rural ou les conditions sanitaires sont peu favorables, ce sont les individus en bonne sante qui migrent en direction des villes, renforcant ainsi a court terme l’avantage sanitaire urbain. Malgre cette selection d’abord positive en termes de sante, ils perdent leur avantage sanitaire au fil du temps avec la residence en milieu urbain, ce qui constitue probablement un frein a la transition de la mortalite a l’echelle du pays, dans la mesure ou ces derniers etaient en meilleure sante dans leur milieu d’origine. Pour les migrants de retour (rural- urbain-rural), on n’observe pas d’effet de selection. Au-dela des effets de composition et de contexte, la selection positive des migrants rural-urbain contribue a exacerber le desavantage sanitaire du milieu rural vis-a-vis du milieu urbain.
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Lankoandé et al. (2017) studied this question.
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