Much anthropological literature regards ‘knowledge’ as an unproblematic accumulation of what people claim to know about the world, their social relations, cosmology, and practices. The flip‐side to knowledge, namely ignorance, however, is rarely considered. To speak of knowledge deprived of its relation to ignorance is like speaking of velocity devoid of a notion of distance. The paper explores what an anthropological conception of ignorance might look like. It reflects on the problem of ignorance in anthropological theories of knowledge, and illustrates the issues with a case study of the knowledge practices of Senegalese craftspeople and French colonial officers and administrators in West Africa. Résumé Une grande partie de la littérature anthropologique considère les « connaissances » comme une accumulation de ce que les gens disent savoir du monde, de leurs relations sociales, de leur cosmologie et de leurs pratiques, et cette accumulation ne pose aucune difficulté. Le revers de la médaille, à savoir l’ignorance, est pour sa part rarement étudié. Or parler des connaissances en les privant de leur relation à l’ignorance équivaut à parler de vitesse sans notion de distance. L’article explore ce que pourrait être une conception anthropologique de l’ignorance. Il questionne la problématique de l’ignorance dans les théories anthropologiques de la connaissance et illustre son propos par une étude de cas des pratiques du savoir chez les artisans sénégalais et les officiers et administrateurs coloniaux français en Afrique de l’Ouest.
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Roy Dilley (2010) studied this question.
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