Nous avons etudie l'ecologie de dores (Stizostedion vitreum) tot au debut du cycle vital vivant dans un cours d'eau du nord de l'Ontario qui avait ete contamine par le deversement de 300 000 tonnes de residus d'une mine d'or. Nous avons compare l'alimentation, la croissance et la selection d'habitats chez des jeunes de l'annee dans un troncon de 5 km touche par les residus a celles de jeunes situes dans un troncon non atteint et situe plus en aval. L'etude s'est deroulee de juin a aout 1992, soit 1,5 ans apres le deversement. Le taux de croissance ne differait pas beaucoup entre les deux groupes avant la fin-juillet, date a laquelle les jeunes de l'annee situes dans le troncon atteint sont devenus significativement plus petits que ceux du troncon de reference. Chez les premiers, leur plus petite taille s'accompagnait du fait que leur estomac etait moins rempli, qu'on trouvait davantage d'estomacs vides et qu'on en capturait de moins en moins, ce qui est indicatif d'une mauvaise alimentation, d'une mortalite elevee et (ou) d'une emigration. Les jeunes de l'annee de plus de 25 mm longueur totale captures dans les deux troncons etaient presque exclusivement piscivores; ils se nourrissaient principalement de perchaudes (Perca flavescens) et de meuniers noirs (Catostomus commersoni) de l'annee. Il existe une correlation positive entre les prises par effort de peche du dore et celles de la perchaude et du meunier, mais sans qu'elle soit associee a aucune variable des microhabitats sauf la temperature. Ces resultats paraissent indiquer que, dans ce systeme, le dore juvenile est un generaliste sur le plan de l'habitat et qu'il choisit peut-etre ses secteurs en fonction de l'abondance du poisson lui servant de proie.
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Leis et al. (1996) studied this question.
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