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En mars 2025, le ministre de la Justice a annoncé que les centres pénitentiaires de Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe accueilleraient dès la fin du mois de juillet 2025 « les 200 plus gros narcotrafiquants du pays » au sein de « Quartiers de lutte contre la criminalité organisée ». Les conditions d’incarcération au sein de ces prisons de haute sécurité seront « très strictes » et auront pour objectif de « couper les personnes détenues du monde extérieur ». Les conséquences négatives de l’isolement carcéral sur la santé des personnes détenues sont richement documentées et de nombreux textes et traités internationaux stipulent que cette mesure ne doit être utilisée que dans des circonstances exceptionnelles, en dernier ressort et pour une durée la plus courte possible au sein des établissements pénitentiaires. Dans cet article, nous interrogeons le rôle des soignants dans ces quartiers de haute sécurité : jusqu’où peut-on appliquer le principe d’équivalence selon lequel les personnes détenues doivent bénéficier de soins équivalents à la population générale ? Nous développons la question de la responsabilité éthique des soignants qui exercent dans des établissements où les conditions d’incarcération sont connues pour leurs effets délétères sur la santé des personnes incarcérées. In March 2025 the French Minister of Justice announced that, beginning at the end of July 2025, the prisons of Vendin-le-Vieil and Condé-sur-Sarthe would host approximately 200 individuals convicted of drug trafficking within newly established units specifically designed to address organized crime. Incarceration conditions in these high-security facilities will be extremely strict, with the explicit goal of severing incarcerated people's contact with the outside world. The detrimental effects of solitary confinement on incarcerated people's health are well-documented, and numerous international conventions and treaties stipulate that such measures should be used only in exceptional circumstances, as a last resort, and for the shortest time possible. This article examines the role of healthcare professionals within these high-security units. To what extent can the principle of equivalence of care – according to which incarcerated individuals must receive healthcare equivalent to that provided to the general population – be upheld in this context? We address the issue of the ethical responsibility of healthcare professionals working in facilities where conditions of incarceration are known to have deleterious effects on the health of incarcerated individuals.
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Fovet et al. (2025) studied this question.
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