FrenchLes causes et la nature de la maladie mentale, aussi bien que la raison des succès ou des échecs des thérapeutes sont inconnues. La pulpart des théories actuelles sont inadéquates. Il faut laisser de côté les hypothèses quand celles-ci entravent les possibilités d'avancement en forçant notre façon de penser dans un moule rigide. Notre objectivité doit consister à noter tous les aspects perceptibles de la situation sans préjugés.La maladie mentale semble être un processus qui relève de nombreux facteurs, qui ne peut être défini adéquatement ou même caractérisé par les diagnostics présentement disponibles dans notre classification. Un diagnostic objectif dépendra de l'identification et de l'étude d'indices spécifiques mesurables tant somatiques que psychiques qui pourront correspondre, d'après les statistiques, à l'évolution et au résultat de la maladie, c'est-à-dire au potentiel d'amélioration spontanée et à la susceptibilité aux traitements. Le test au mécholyl et à l'adré naline est un tel indice somatique mesurable. Dans les groupes les plus favorables (VI et VII) et dans les moins favorables (V), la valeur de prédiction du test est supérieure à celle des diagnostics cliniques en psychiatrie. Le test est aussi utile pour différencier entre les patients qui ne s'améliorent pas avec un certain traitement comme l'électrochoc parce que le traitement n'était pas indiqué, et les patients chez qui le traitement est demeuré insuffisant en intensité ou en quantité.La réaction du patient à la stimulation du S.N. autonome jette aussi un peu de lumière sur les processus psycho-physiologiques fondamentaux de la maladie mentale. Le fait qu'une injection d'adrénaline chez un patient déprimé ne peut mobiliser l'anxiété concorde avec la théorie que dans la dépression, l'anxiété est complètement inhibée, possiblement par un processus d'inhibition réciproque ou par une diffusion de l'inhibition.Que la dépression ne soit cependant pas qu'une simple réaction d'inhibition, ceci est appuyé par le fait qu'il est pratiquement impossible de la supprimer par les stimuli excitants ordinaires. En fait, de tels stimuli tendent à aggraver la dépression. Ceci est aussi vrai pour les sitmuli psychologiques puissants tels que ceux employés dans les tentatives de psychothérapie intensive. De même les techniques exerçant leur effet stimulant au niveau neurophysiologique tel que le traitement par 1'électrostimulation non convulsive qui a un effet généralement excitant sur le système nerveux et qui tend à provoquer ou à aggraver la dépression. D'un autre côté, les électro-chocs convulsifs — qui diminuent l'excitabilité du cerveau — ont un effet favorable sur la dépression. Ces faits suggèrent que la dépression est une forme d'inhibition que Pavlov caractérisa de paradoxale, c'est-à-dire une forme d'inhibition causée par un excès de stimulation. Cette théorie explique l'apparente contradiction des faits, à savoir que des moyens augmentant l'état d'excitation du système nerveux accentuent ce genre d'inhibition, alors que des moyens qui diminuent l'excitabilité du S.-N. diminuent aussi et finalement font disparaître cette forme d'inhibition.Il semble que dans la dépression nous avons affaire à une inhibition paradoxale en réponse à des quantités excessives d'excitation venant de l'anxiété d'alarme ou de tension. L'effet des électro-chocs convulsifs est évidemment de diminuer l'excitabilité du S.N. surtout du cortex. Il semble que, pour cette raison, l'anxiété d'alarme au niveau sous-cortical n'a plus le pouvoir de stimuler à l'excès l'ego du cortex et de le précipiter dans la panique ou la dépression; l'ego et ses défenses semblent renforcés à la suite d'électro-chocs convulsifs parce que le seuil d'excitation du cortex a été augmenté. L'anxiété d'alarme, cependant, qui avait été inhibée par la dépression maintenant disparue, est relâchée à la suite du traitement par électro-chocs. Ce phénomène explique la relation réciproque existant entre l'anxiété d'alarme et la dépression.La probabilité que la diminution de l'excitabilité est le point pivot dans le traitement par électro-choc est appuyée par le fait que les électro-chocs n'améliorent pas la dépression d'une façon uniforme ni totale mais les effets dépendent de l'intensité du stimulus électrique appliqué même dans les limites de la stimulation produisant des convulsions. Ceci souligne l'importance du dosage dans le traitement par les électro-chocs.Les médicaments tranquillisants (largactil — reserpine et autres composés de phenothiazine) inhibent l'anxiété primaire de tension et d'alerte — anxiété inconsciente sous-corticale et précipitable par l'adrénaline; inhibent aussi ses effets secondaires surtout la panique et la manie. Cependant, ils peuvent aggraver ou provoquer la dépression parce que l'effet d'inhibition peut diffuser.Le nouveau médicament meprobamate (Miltown) a un effet semblable à ceux des substances tranquillisantes excepté que ses effets d'inhibition sont moins marqués. Ceci est un avantage dans les psychonévroses.L'action des substances qui diminuent la confusion (ataractiques) Frenquel (, 4-piperidyl benzhidrol hydrochloride), et celle des substances antiphobiques et antidépressives, Benactysine (2-diethylaminoethyl benzilate hydrochloride), sont différentes. Elles demandent à être étudiées plus profondément quant à leur psychophysiologie et à leurs indications cliniques.L'importance de la disparition du conditionnement favorisant l'apprentissage et la suggestion en psychothérapie ainsi que le besoin pour des études objectives sont soulignés.
No takes yet. Share an insight, caveat, or question.
Leo Alexander (1957) studied this question.
Synapse has enriched 3 closely related papers on similar clinical questions. Consider them for comparative context: