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Nombre d'auteurs soutiennent que le profil de rétrodiffusion angulaire des peuplements forestiers sous de grands angles d'incidence répond à une fonction cosinusoïdale et que, par conséquent, ces cibles peuvent servir aux fins d'étalonnage. Dans cette étude, les auteurs ont vérifié la validité de cette hypothèse pour des données obtenues dans la bande C, en polarisation HH et VV, à l'aide du modèle MIMICS (Michigan Microwave Canopy Scattering Model), un modèle vectoriel de transfert radiatif du premier ordre. L'analyse portait sur deux espèces de conifères (le pin gris et l'épinette noire) et une espèce à feuilles caduques (l'érable rouge), pour lesquelles il existait déjà des données de terrain dans la documentation. La première étape a consisté à vérifier, à l'aide des valeurs nominales des données de terrain qui ont été publiées, l'hypothèse de la réponse cosinusoïdale en fonction des résultats de simulation. Il ressort de cette vérification que la rétrodiffusion produite par l'érable rouge et par le pin gris répond à une fonction cosinusoïdale avec une précision inférieure à 0,6 dB (moyenne quadratique <0,4 dB). La rétrodiffusion produite par l'épinette noire, en revanche, concorde peu. Pour conserver une précision radiométrique sous les 0,5 dB, comme l'exige la plupart des applications du RAS, l'analyse montre que les variations relatives à la dimension et à la densité des cimes entre les peuplements doivent être inférieures à 10% environ, celles relatives à la teneur en humidité doivent être inférieures à une plage allant de 2 à 5% et celles relatives à la pente doivent être inférieures à 2°.
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Beauchemin et al. (1995) studied this question.
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